Ma femme m a introduit dans le monde merveilleux des animaux ailes et plus particulierement des perruches. J ai commence par etre presente a JC, petite perruche d Australie que les anglo saxons appellent cockatiel et qui partage la vie de Phil depuis deja quelques annees. Enthousiasme par cette nouvelle aventure, je me suis laisse seduire par une perruche a collier rencontree au hasard de mes deambulations sur les Quais de Seine. Quelques jours plus tard, je ramenais ce bec crochu a tete de corsaire chez nous.

Apres quelques mois de cohabitation, je constate que l oiseau merite son nom, “Surcouf.” De plus en plus enhardi, il n hesite plus a passer a l attaque de mes mains et de mon cou qui portent les stigmates de ses assauts repetes. A chaque fois, je m enerve et arrose l oiseau avec un spray d eau afin de lui inculquer la hierarchie qui regne dans le monde animal, a savoir que l homme peut etre super sympa mais qu il est au sommet de cette pyramide. C est sans compter la plaidoierie de ma femme en faveur de ce petit salaud. Donc, premier temps: je me prends un bon coup de bec; deuxieme temps: ma femme me delivre une petite these de psychologie aviaire. Alliance baroque de la femme et de l oiseau dont la conclusion est que le salaud c est moi.

Epilogue. Je suis dans la salle de bain quand j entends Phil qui pousse un cri a glacer le sang. En mari chevaleresque, je me precipite dans le salon et y trouve Phil, armee du spray a eau, pourchassant Surcouf en l insultant et le mitraillant de tous les cotes… Tournant decisif dans la geopolitique de ce petit menage a trois ( JC n est pas Suisse mais reste neutre dans une splendide indifference).
Surcouf, c est chaud pour toi…